le matin se lève en gueule de bois sur des rues qui sentent la résignation

les murs ont appris nos colères ils les gardent en cicatrices fatiguées on s’aime comme on peut c’est-à-dire mal entre deux horaires et trois renoncements et puis parfois au coin d’une rue déserte quelqu’un chante faux mais vrai et pendant quelques secondes le monde tient sur une voix qui tremble et refuse de se taire

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